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Actualités Les inscriptions resteront ouvertes, mais au delà du 01 juin, il ne sera plus possible de bénéficier du déjeuner au CROUS. Il est donc fortement conseillé de finaliser les inscriptions avant le 01 juin. En plus de l'inscription, n'oubliez pas de vous inscrire au repas de gala qui aura lieu sur une péniche ! Pour vos hébergements, vous pouvez bénéficier d'un tarif préférentiel (voir infos pratiques) à l'Hôtel B&B Lille Villeneuve d'Ascq Hôtel de Ville jusqu'au 31 mai 2026. La 14ème édition de l'ARDiST aura lieu sur le campus universitaire Pont de Bois de Villeneuve d’Ascq du 16 au 19 juin 2026. Organisation scientifique Pour assurer des échanges nombreux et diversifiés, les 14èmes rencontres scientifiques de l'ARDiST comporteront plusieurs modalités de travail :
Mardi 16 juin 2026 (13h30-15h00)
Alain FIRODE, après avoir enseigné, en tant que professeur agrégé de philosophie, une quinzaine d’années en classe de terminale, Alain Firode a entrepris des recherches en épistémologie et en histoire des sciences qui l’ont conduit à soutenir, en 1999, une thèse sur la pensée scientifique et philosophique de d’Alembert. Recruté comme PRAG puis comme maître de conférences (17e section) à l’IUFM Nord pas de Calais en 2005, il a ensuite été élu, après avoir soutenu une HDR en 2014 (Théories philosophiques et doctrines pédagogiques : enquête sur quelques héritages perdus), professeur des universités en 2016. Ses travaux portent, d’une part, sur l’histoire de la mécanique rationnelle au 18e siècle et, d’autre part, sur les relations entre théories épistémologiques et doctrines pédagogiques dans l’enseignement scientifique. Il est devenu quasiment banal de constater que la valeur éminente naguère attribuée par la tradition de pensée rationaliste à la connaissance scientifique se trouve aujourd’hui contestée. Outre la perte de confiance du public à l’égard du progrès scientifique et des bienfaits du développement technologique, la science contemporaine traverse une crise d’ordre épistémologique plus profonde, qui remet en question sa prétention à valoir en tant que forme supérieure de la connaissance humaine et modèle de la pensée rationnelle. Ces doutes sont la conséquence d’un processus que l’on peut analyser comme une double « humanisation » de la connaissance scientifique, touchant à la fois son origineet sa finalité. D’une part, en effet, les épistémologies du 20 siècle ainsi que la sociologie des sciences ont mis en évidence la dimension proprement humainede la connaissance scientifique. La science apparait désormais comme le produit d’un sujet incarné et faillible, pris dans la société de son époque, comme tel incapable d’établir des connaissances reposant sur ce que l’on estimait naguère être l’autorité indiscutable des « faits » et de « l’expérience ». D’autre part, cette idée d’une science faite par l’homme a conduit, le plus souvent, à celle d’une science faite pourl’homme, censée valoir de façon relative, en fonction des réponses qu’elle apporte aux problèmes que rencontrent les sociétés humaines et non plus, comme autrefois dans le rationalisme classique, de façon absolue, en fonction de sa prétention à décrire adéquatement la réalité même du monde (i.e. à énoncer la « vérité »). Cette intervention se propose d’analyser et d’interroger, sous ses deux aspects, ce processus d’« humanisation » de la connaissance scientifique, caractéristique de la modernité épistémologique, ainsi que ses conséquences sur l’enseignement des sciences. Son intention, plus précisément, est de montrer, en prenant appui sur l’épistémologie poppérienne, qu’une conception humanisée et pour ainsi dire désacralisée de la science, pour peu qu’elle soit pensée rigoureusement, n’entraine aucune dévaluation de la connaissance scientifique ni aucune révision à la baisse de ses prétentions spéculatives Mardi 17 juin 2026 (10h30-12h00)
Morten Rask Petersen est maître de conférences en didactique des sciences et responsable de la recherche en éducation scientifique pour les enfants de 0 à 16 ans à UCL University College, au Danemark. Il est titulaire d’un doctorat en didactique et communication des sciences et des mathématiques, avec une spécialisation portant sur l’apprentissage des sciences et le développement de l’intérêt pour les sciences dans l’enseignement secondaire supérieur. L’axe central de ses recherches concerne l’apprentissage des sciences chez les élèves, en lien avec la motivation et le développement de l’intérêt pour les disciplines scientifiques. En parallèle de ses activités institutionnelles, Morten Rask Petersen est membre du conseil d’administration de la Danish Science Education Research Association (DASERA). Il coordonne également des groupes d’intérêt spécialisés consacrés aux sciences ludiques (au sein de la DASERA) et à l’éducation scientifique de la petite enfance pour la European Science Education Research Association (ESERA). La culture scientifique constitue un axe prioritaire dans la plupart des sociétés occidentales. Nous vivons dans un monde de plus en plus dépendant des sciences et des solutions technologiques fondées sur des connaissances scientifiques. Il est donc essentiel que chacun possède une compréhension et une connaissance des sciences afin d’être capable de prendre des décisions éclairées en s’appuyant sur des savoirs scientifiques. Dans cette intervention, le concept de culture scientifique sera abordé sous l’angle de l’éducation scientifique de la petite enfance. Que signifie la notion de « culture » lorsqu’elle s’applique à des enfants âgés de 0 à 6 ans ? Est-il même pertinent de parler de culture scientifique à cet âge ? Et que recouvre réellement l’enseignement des sciences pour les jeunes enfants ? Nous utilisons de nombreuses expressions telles que « sciences émergentes », « sciences dans les premières années » ou encore « sciences préscolaires ». Comment comprendre ces notions et pourquoi enseigner les sciences aux jeunes enfants ? Cette présentation proposera différentes perspectives sur les concepts de science et de culture, dans le but de les articuler au sein d’une approche pertinente pour la petite enfance. Elle vise ainsi à nourrir la réflexion et les échanges sur la manière d’aborder la culture scientifique dès le plus jeune âge en France. Jeudi 18 juin 2026 (13h30-14h30)
Catherine Larrère est philosophe, professeure émérite à l'Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de philosophie morale et politique, ayant travaillé sur les Lumières et sur Montesquieu, elle a également contribué à introduire en France les interrogations d’éthique et en philosophie environnementales sur les questions de protection de la nature, de développement technique et de démocratie. Parmi ses ouvrages, L’écoféminisme, Paris, La Découverte, 2023, avec Raphaël Larrère, Du bon usage de la nature, Pour une philosophie de l'environnement, Aubier 1997 et Champs Flammarion, 2009, Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique, Paris, La Découverte, 2015, Le pire n’est pas certain, Paris, Premier Parallèle, 2020 et 2023, édition de poche avec une postface inédite, ainsi qu'un collectif Penser l'anthropocène, Rémi Beau et Catherine Larrère (dir.), Paris, Presses de la Fondation nationale des Sciences Politiques, 2018. En matière de transition écologique, nous savons ce qu'il faut faire, mais nous ne le faisons pas, ou pas assez. On a souvent affirmé que le problème principal de la question écologique était celui du passage du savoir à l'action et on a souvent accusé la scission entre les "deux cultures", entre culture scientifique et culture littéraire et politique d'être à l'origine de notre impuissance à faire face à la situation. Or, caractériser notre époque comme celle de l'anthropocène, celle où le poids des humains et de leurs actions modifie les grands équilibres du système Terre, c'est reconnaitre que le partage entre nature et société, entre sciences de la nature, et sciences humaines et sociales n'a plus de raison d'être. Quelles peuvent être répercussions de cette reconnaissance sur la formation des acteurs de la transition écologique ? Nous envisagerons cette question non seulement du point de vue des savoirs à transmettre mais aussi de la culture qui les accompagne et les oriente. Jeudi 18 juin 2026 (15h00-16h00) Coordination et animation : - Joël LEBEAUME - Professeur des Universités émérite, laboratoire EDA - Université Paris Cité Participants : - Joël BISAULT - Professeur des Universités émérite, laboratoire CAREF - Université de Picardie Jules Verne - Faouzia KALALI - Maîtresse de conférences HDR, laboratoire CIRNEF - Normandie Université - Denise ORANGE - Professeure des Universités émérite, laboratoire CIREL Théodile - Université de Lille - Dominique RAULIN - Université Paris-Descartes, laboratoire EDA, ancien secrétaire général du Conseil national des programmes (CNP)
Vendredi 19 juin 2026 (10h30-12h00) Coordination et animation : - Albine COURDENT – Professeure des universités, laboratoire CIREL, INSPE, Université de Lille - Mohammad ALTURKMANI – Maître de conférences, laboratoire CIREL, INSPE, Université de Lille Participants : - Jean Marc LANGE - Professeur des Universités, laboratoire LIRDEF, Université de Montpellier - Audrey GROLEAU - Professeure titulaire, Université de Laval (Canada) - Laurence MAURINES - Professeur des Universités, Laboratoire -UR EST, Université Paris Saclay - Hannah GAUTRAIS - Doctorante à l’ENS de Lyon
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